Sad Days

Alice Texas

SAD DAYS

Encore un nouveau groupe signé par le label Fargo, qui s’ajoute aux excellentes dernières recrues des derniers mois (je pense à Jesse Sykes et à Hederos and HellbergRyanAdams, je ne le compte plus dedans depuis qu’il s’obstine à fignoler une horrible mixture, condensé de rock FM et de cliché de Bruce Springsteen) : Alice Texas.

En parlant de cliché, en voici un qui s’impose à notre esprit quand on commence à écouter ce disque. Déjà, le nom du groupe, et puis la musique, qu’on a envie immédiatement de qualifier de… texane. Au-delà du cliché, qu’on oublie bien vite, la musique de ce trio s’impose, réjouissante, simple. On pense à plein de groupes… Sixteen Horsepower, en plus posé, plus électrique parfois, et aussi plus envoûtant, grâce à la voix de la chanteuse, Alice Schneider. Ca, c’est pour le côté calme, presque folk, de l’album. Car les parties de guitare, en dehors de ces chansons-là, donnent une certaine impression de danger, comme si tout cela pouvait déraper, et exploser en un instant. Quelquefois, ça s’excite un peu, effectivement, guitares comme voix. Et forcément, on a envie de citer un autre groupe texan qui a fait parler de lui ces dernières années, Lift to Experience, mais en nettement moins barré quand même, car on reste dans un cadre assez strict. Ceci dit, la chanteuse pourrait parfois, sur un ou deux titres, faire concurrence à Josh Pearson au titre de prédicatrice.

Finalement, on a là un trio très inspiré, qui signe un album que je qualifierai plutôt de haute volée, et que je n’hésiterai pas à conseiller à quiconque me demanderait à quoi ressemble le rock venu du Sud des Etats-Unis, en tant que groupe emblématique du Texas, au même titre que je citerais Calexico pour l’Arizona.

 

  Jim Bee