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THE DANDY WARHOLS BATACLAN - 28/05/2003 |
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Autant le dire, à l’écoute de leur dernier album, on pouvait s’attendre au pire. Et lorsque les Dandy ont débarqué sur scène, la nouvelle coiffure de Courtney Taylor-Taylor, digne d’un David Beckham des plus mauvais jours, tête mi-rasée et mèche tombante sur le front, ne présageait rien de bon. Heureusement, les signes de mauvaise augure se sont arrêtées là.
Avec les Dandy Warhols, pas besoin de première partie, ils l’assurent eux-même. Ils ont ainsi débarqué sur scène sous les ovations d’un public déjà conquis, sous un éclairage intimiste alternant toutes les nuances du jaune au pourpre, avec des draps tendus en guise d’écran derrière eux. Ils ont démarré leur show de façon carrée, semblant parfois ignorer la présence d’un public à quelques mètres d’eux, mis à part les larges sourires de la charmante Zia McCabe et de son léger balancement d’épaules rituel. Et au moment où on pouvait finalement s’attendre à un show de facture un peu trop conventionnelle, les Dandy se sont mis à jouer quelques morceaux de leur album 13 tales from urban bohemia. Et là, comme par magie, la mécanique s’est mis en branle. La foule s’est mis à s’agiter furieusement en tous sens, et le groupe a enchaîné les morceaux (tirés indifféremment de leurs 4 albums) de façon énergique, entrecoupées par de longues salves d’applaudissements. Même les morceaux lymphatiques du Welcome to the Monkey House ont semblé trouver une certaine vitalité qui est absente du triste mixage de l’ex Duran-Duran.
Leur premier set, d’à peu près 2 heures, s’est achevé par la reprise d’un morceau issu d’un des monuments du rock, le Loose de l’album Funhouse des Stooges, où Courtney Taylor-Taylor se plaisait même à imiter la voix rauque de l’Iguane. Et là, fin de première mi-temps, les Dandy ont fait leur pause-café sur scène (enfin, plutôt une pause bière-clope), avant de reprendre pour une deuxième partie encore plus torride que la première. Débutant par une reprise en solo de Every day should be a holiday issu de Come Down, Courtney a affiché un des rares moment de réelle complicité avec le public. Ils ont ensuite enchaîné leurs tubes (tels que Get Off, Bohemian like you ou Even if you were the last junkie on Earth) entrecoupés de morceaux plus calmes, permettant aux fous-furieux du premier rang de reprendre leur souffle, ainsi que de longues improvisations musicales, telles que l’intégralité du It’s a fast driving rave-up with the Dandy Warhols sixteen minutes, longue conclusion de leur premier album Dandys rule OK.
Finalement, contrairement aux sombres prédictions
d’avant-concert, les Dandy Warhols nous ont fait passer près
de 2h45 de pur bonheur, sans rappel (mais qui leur en voudrait !), mais avec
une petite chanson impromptue et a capella de Zia et les salutations du groupe
qui nous ont montré que les fans ne sont pas les seuls à avoir
pris du plaisir ce soir.
| ZeRipper |