| INTERPOL Elysée Montmartre- 21/03/2003 |
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On attendait de pied ferme les tenants de la renaissance musicale new-yorkaise au même titre que les Yeah Yeah Yeah, Le Tigre, The Rapture, The Liars ou Radio4, tous ces groupes qui se sont engouffrés dans la brêche ouverte par les Strokes. Il faut dire que l'album Turn on the bright lights s'était avéré incroyablement séduisant, mêlant subtilement l'énergie à la Strokes aux parfums déliquescents de la New-Wave pratiquée par les meilleurs groupes anglais du début des années 80 (The Cure, Joy Division, Echo & the Bunnymen).
Après une première partie agréable
mais timide, voilà nos cinq dandys qui rentrent en scène habillés
plutôt classe, en noir et avec cravates s'il vous plaît, on se
croirait revenu à Londres en 1980. Le set qui suivit fut plutôt
classique, le groupe s'évertuant à jouer l'album sans une note
de plus dans une prestation un peu trop professionnelle. La voix de Paul Banks
s'avéra très vite moins attirante que sur disque et sa guitare
prit un peu trop le pas sur celle de Daniel Kessler , ce qui nuisait un peu
trop souvent à la dynamique de l'ensemble. Le spectacle se déroulait
sur le côté droit de la scène : difficile de ne pas se
focaliser sur Carlos D, le bassiste. Grand et élancé, la mèche
en étendard, il avait une façon de jouer qui n'était
pas sans rappeler celle de Peter Hook de New Order. Derrière lui, Eric
le claviériste, sans doute gonflé au valium semblait lutter
pour ne pas s'endormir sur son synthé.
Pourtant les chansons étaient là et bien là, et malgré
les approximations techniques, leur solidité ne se démentit
pas. PDA, NYC, Stella
was a diver, Song seven, … on
eut droit à un florilège de titres qui n'eurent aucun mal à
convaincre un public d'emblée acquis à la cause et qui finalement
sortit ravi de l'Elysée Montmartre. Et vu l'affluence, on peut penser
que l'avenir d'Interpol se place sous les meilleurs auspices.
| A.L. |