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Elliott, j’étais tellement en phase avec ta musique. Des frères d’état d’âme, oui nous étions.
Quand j’écoute cet album posthume, il m’aspire tout droit vers la bonde de l’évier : la vitesse là tout au bord est grisante. Plus la fin est proche, plus le plaisir est grand.
Le papillon et la bougie…
Elliott, tu nous as laissé cet album sans cordes. Il est magnifique, puissant. Depuis, je sais que j’ai des ailes ; même si elles sont collées à mon corps, inutiles le jour où je m’élancerai dans le vide.
Oui, tu es mort. Et je suis sûr qu’à l’instant où tu trépassas, ces cordes absentes rugissaient à tes oreilles, majestueuses.
Elliott, tu resteras un puzzle à jamais inachevé. Et chaque pièce manquante, ce sont nous, les gens qui, comme moi, pleurons en écoutant le fantôme de ta voix, la portons au côté. Pas comme une blessure, non : juste une cicatrice, parfaitement guérie, mais sensible toujours.
Bye, Elliott. You only lived a day, but Lord ! How bright it was !
| Jim Bee |